Corrige_Concours_SVT_2025

Sciences de la Vie et de la Terre · Session 2025

Concours SVT
Corrigé détaillé

60 questions corrigées avec explications scientifiques et rappels essentiels.

OUISAADAN ABDELHAY   ·   www.scimaths.org
Retrouvez les réponses et les justifications des 60 questions du concours, classées par domaine pour faciliter une révision ciblée.
01

BIOLOGIE CELLULAIRE ET MOLÉCULAIRE

QUESTION 01

Réponse C

La structure variable d’un acide aminé est sa chaîne latérale R. Dans la phénylalanine, il s’agit du groupement –CH₂–C₆H₅, repéré C. Le groupe amino, le groupe carboxyle et l’hydrogène porté par le carbone alpha constituent le squelette commun.

QUESTION 02

Réponse C

La molécule 4 est le glycérol et les molécules 1 et 3 sont des acides gras saturés, contrairement à la molécule 2 qui possède une double liaison C=C. Les trois acides gras sont estérifiés sur le glycérol : il s’agit d’un triacylglycérol.

QUESTION 03

Réponse E

Les constituants majeurs amphiphiles de la bicouche sont les phospholipides : leur tête polaire est hydrophile et leurs queues hydrocarbonées sont hydrophobes. Les triacylglycérols sont essentiellement des lipides de réserve, non des constituants structuraux majeurs des membranes.

QUESTION 04

Réponse D

L’hydrolyse rompt les liaisons peptidiques des protéines et peut produire des peptides plus courts, notamment des dipeptides, puis des acides aminés. L’eau est consommée par l’hydrolyse, et non produite.

02

GLUCIDES, DIVISION CELLULAIRE ET GÉNÉTIQUE

QUESTION 05

Réponse A

Trois glucoses de formule C₆H₁₂O₆ s’unissent en formant deux liaisons glycosidiques ; chaque liaison libère H₂O. Bilan : 3 × C₆H₁₂O₆ − 2 H₂O = C₁₈H₃₂O₁₆.

QUESTION 06

Réponse D

Le graphique indique une hausse marquée des erreurs de ségrégation des chromosomes chez les souris âgées. Une non-disjonction méiotique favorise des gamètes aneuploïdes et accroît, après fécondation, le risque de trisomie.

QUESTION 07

Réponse B

La distance entre les centromères des homologues augmente avec l’âge sur la figure. Une modification de la cohésion ou de la géométrie des chromosomes peut favoriser une mauvaise séparation et expliquer les aneuploïdies.

QUESTION 08

Réponse A

En réplication semi-conservative, la première génération en ¹⁴N produit uniquement des molécules hybrides ¹⁵N/¹⁴N. À la deuxième génération, les molécules 1 et 4 sont légères ¹⁴N/¹⁴N, tandis que 2 et 3 sont hybrides.

QUESTION 09

Réponse D

Au bout de quatre générations, les 16 molécules issues d’une molécule initiale marquée comportent deux molécules hybrides et quatorze légères : ¹⁵N seul : hybride : ¹⁴N seul = 0 : 2 : 14 = 0 : 1 : 7.

QUESTION 10

Réponse B

Après excision des introns, le brin codant est 5′-TAC AGA AAG GTG CTC GAT CCT GGG ACT TGA-3′. L’ARNm correspondant est 5′-UAC AGA AAG GUG CUC GAU CCU GGG ACU UGA-3′. La traduction fournit Tyr–Arg–Lys–Val–Leu–Asp–Pro–Gly–Thr, puis UGA impose l’arrêt de la traduction. Le codon STOP ne correspond pas à un acide aminé.

QUESTION 11

Réponse D

Les deux nouveaux brins sont obligatoirement synthétisés dans le sens 5′ → 3′. Le brin directeur est synthétisé de manière continue, vers la fourche de réplication ; le brin retardé est synthétisé de manière discontinue, sous forme de fragments d’Okazaki, ensuite réunis par l’ADN ligase. La proposition D respecte ces orientations et la progression de la fourche.

QUESTION 12

Réponse B

Un œil de réplication comporte deux fourches progressant en sens opposés. À chacune, l’un des nouveaux brins est discontinu. À l’échelle de l’œil, des fragments d’Okazaki sont donc élaborés sur les deux brins matrices, à des endroits différents. Attention : cela ne signifie pas que les deux nouveaux brins sont discontinus à une même fourche.

QUESTION 13

Réponse B

Le gène est lié au chromosome X. Avec E pour l’allèle dominant « émail mince » et e pour l’allèle récessif « émail dur », la femme II-6 est XᴱXᵉ : son fils III-7, de génotype XᵉY, a reçu d’elle son chromosome Xᵉ. La présence d’un fils au phénotype récessif prouve que sa mère possède l’allèle e.

QUESTION 14

Réponse E

Les distances génétiques sont a–b = 8 cM, a–d = 10 cM et b–d = 18 cM : a est donc entre b et d. Comme b–c = 4 cM, l’ordre compatible est b–c–a–d (ou d–a–c–b, ordre inverse). Aucune des dispositions proposées ne correspond exactement à cet ordre.

03

GÉNÉTIQUE DES POPULATIONS ET IMMUNOLOGIE

QUESTION 15

Réponse E

En équilibre de Hardy-Weinberg : q = 0,5, donc q² = 0,25 d’individus gris (récessifs). La proportion de becs noirs est 1 − q² = 0,75, soit 75 %. Comme 75 % n’est pas proposé, la bonne réponse est E.

QUESTION 16

Réponse C

Correspondances : I (LB) → 2 réponse humorale ; II (macrophages) → 1 présentation de l’antigène ; III (LT auxiliaires) → 4 sécrétion de cytokines ; IV (LT cytotoxiques) → 3 reconnaissance CMH I ; V (NK) → 5 cytotoxicité innée non spécifique.

QUESTION 17

Réponse A

Le VIH comporte une enveloppe lipidique portant des glycoprotéines, une capside, deux copies d’ARN et une transcriptase inverse. Le schéma associe A aux glycoprotéines, B à la transcriptase inverse, C aux phospholipides, D à la capside et E à l’ARN viral.

QUESTION 18

Réponse E

Un plasmocyte est une cellule spécialisée dans la production et la sécrétion massive d’anticorps. Il présente un réticulum endoplasmique granuleux abondant, de nombreux ribosomes et un appareil de Golgi développé, assurant la synthèse, la maturation et l’exportation des immunoglobulines. La proposition E est celle à retenir pour les correspondances demandées.

QUESTION 19

Réponse B

La reconnaissance spécifique d’un antigène par un lymphocyte B repose sur son récepteur BCR, formé d’une immunoglobuline membranaire associée à des molécules de signalisation. Après activation, les lymphocytes B peuvent se différencier en plasmocytes qui sécrètent des anticorps. Le BCR membranaire ne doit pas être confondu avec les immunoglobulines libres.

QUESTION 20

Réponse A

Après activation et expansion clonale, les lymphocytes B se différencient en plasmocytes sécrétant des anticorps et en cellules B mémoires. Ils ne deviennent pas des macrophages.

QUESTION 21

Réponse A

Le lymphocyte B peut internaliser l’antigène, le traiter et présenter ses peptides sur le CMH II à un lymphocyte T CD4⁺. La reconnaissance TCR–peptide–CMH II et la costimulation permettent l’activation ; les cytokines interviennent dans la coopération.

04

PHYSIOLOGIE VÉGÉTALE

QUESTION 22

Réponse B

L’énoncé précise que la productivité est mesurée par le flux de fixation du CO₂ par unité de surface foliaire et par heure. Ce n’est ni l’absorption d’eau ni une mesure directe de la biomasse.

QUESTION 23

Réponse C

Dans tout le tableau, les valeurs les plus élevées sont obtenues à l’intensité 0,45 unité ; le maximum indiqué est 47 mg dm⁻² h⁻¹ pour 1 100 ppm de CO₂.

QUESTION 24

Réponse E

À 0,05 unité lumineuse, la série de 500 à 1 300 ppm est 14, 15, 15, 15, 12 : augmentation, plateau, puis diminution. Aucune des propositions A à D ne décrit l’intégralité de cette évolution.

QUESTION 25

Réponse C

À 0,25 unité, les données sont 30 (500 ppm), 35 (700), 37 (900), 37 (1 100) et 31 (1 300). Le maximum est partagé entre 900 et 1 100 ppm, mais seule la valeur 900 ppm est proposée : C. Noter le plateau.

QUESTION 26

Réponse B

Lorsque la lumière est très faible, le CO₂ supplémentaire améliore peu la fixation ; les photons disponibles deviennent le facteur limitant au sens de la loi du minimum.

QUESTION 27

Réponse D

L’absorption initiale est semblable en atmosphère aérée et sous azote, mais le flux supplémentaire cesse sous azote. Cela suggère une composante indépendante de l’énergie au début et une composante métabolique active ensuite. Interpréter avec prudence : l’expérience ne mesure pas directement l’ATP.

05

BRYOPHYTES

QUESTION 28

Réponse C

Dans le cycle des Bryophytes, la méiose transforme une cellule mère diploïde en spores haploïdes et introduit un brassage génétique. La fécondation associe aléatoirement deux gamètes haploïdes et rétablit la diploïdie du zygote. Ces deux étapes contribuent à la diversité génétique ; la proposition C correspond aux étapes demandées.

QUESTION 29

Réponse B

Les spores méiotiques des mousses et les gamètes issus du gamétophyte possèdent tous deux n chromosomes. Les spores sont produites par méiose dans le sporophyte, les gamètes par mitose dans le gamétophyte.

QUESTION 30

Réponse B

Chez les Bryophytes, le gamétophyte haploïde est la génération durable et dominante ; le sporophyte diploïde reste généralement attaché et dépendant de lui.

06

BIOLOGIE ET PHYSIOLOGIE ANIMALE

QUESTION 31

Réponse C

Le foie joue un rôle central dans le maintien de la glycémie : il stocke le glucose sous forme de glycogène après un repas et contribue à sa libération par glycogénolyse ou néoglucogenèse lors du jeûne. Les muscles peuvent stocker du glycogène, mais ne restituent pas directement du glucose libre au sang dans les mêmes conditions. La proposition C est retenue.

QUESTION 32

Réponse B

Les îlots de Langerhans contiennent principalement les cellules β (insuline), α (glucagon), δ (somatostatine) et PP/γ (polypeptide pancréatique). Leur identification repose sur la fonction endocrine et non sur la seule proximité anatomique avec les acini exocrines. La proposition B répond à la distinction demandée.

QUESTION 33

Réponse C

Le cycle des ponts actine–myosine implique la fixation à l’actine, le coup de force associé à la libération des produits de l’hydrolyse de l’ATP, le détachement après fixation d’un nouvel ATP, puis le réarmement de la tête par hydrolyse. Le Ca²⁺ facilite l’interaction en se liant à la troponine et en déplaçant la tropomyosine. La succession correcte est donnée par C.

QUESTION 34

Réponse A

Le schéma met en jeu un filament épais de myosine, un filament fin d’actine, la libération d’ADP après le coup de force et la fixation d’un nouvel ATP sur la myosine. Le Ca²⁺ se fixe surtout à la troponine et non directement à la myosine.

QUESTION 35

Réponse C

Une hémorragie importante abaisse la volémie et tend à diminuer la pression artérielle. Le baroréflexe active le sympathique et entraîne une tachycardie compensatrice. Sur le graphe C, le pouls augmente pendant que la pression systolique diminue.

QUESTION 36

Réponse A

L’activation sympathique provoque une hausse de la fréquence cardiaque, une vasoconstriction cutanée et une mobilisation des réserves énergétiques. Le stockage du glucose diminue au profit de sa mise à disposition.

QUESTION 37

Réponse A

L’habituation est une diminution de l’intensité d’une réponse comportementale lors de stimulations répétées non dangereuses. L’analyse du circuit et des stimulations appliquées permet de localiser la modification fonctionnelle dans la voie nerveuse. Elle peut notamment résulter d’une diminution de l’efficacité de transmission synaptique plutôt que d’une fatigue musculaire. La proposition A est retenue.

QUESTION 38

Réponse C

Une modification lumineuse stimule les photorécepteurs (3), puis la voie sensorielle (4), ensuite les neurones moteurs autonomes (2) et enfin les muscles de l’iris modifient le diamètre de la pupille (1).

07

ÉCOLOGIE

QUESTION 39

Réponse E

Le graphique montre une natalité b₁ presque constante, une natalité b₂ décroissante, et des mortalités d₁ et d₂ toutes deux croissantes mais de pentes différentes. La natalité de l’espèce 2 dépend davantage de la densité que celle de l’espèce 1 ; aucune des propositions A à D ne décrit correctement ces courbes.

QUESTION 40

Réponse B

Le prédateur 4 consomme l’herbivore 2. Sa raréfaction réduit la pression de prédation et peut entraîner une hausse de l’herbivore 2, toutes choses égales par ailleurs.

QUESTION 41

Réponse B

Le DDT est une substance persistante et lipophile qui s’accumule dans les tissus des organismes. Sa concentration peut augmenter d’un niveau trophique au suivant par bioamplification, particulièrement chez les consommateurs supérieurs. La proposition B désigne l’organisme correspondant dans le réseau alimentaire étudié.

QUESTION 42

Réponse D

Lorsque la densité initiale des œufs devient excessive, les ressources et l’oxygénation se limitent et les déchets s’accumulent. Cela peut diminuer le succès d’éclosion et accroître la mortalité : les propositions B et C se combinent.

QUESTION 43

Réponse B

La règle approximative des 10 % indique qu’une petite fraction de la production/énergie d’un niveau trophique se retrouve au suivant. La formulation de B parle de biomasse, ce qui est une approximation et non une loi universelle ; parmi les choix, elle traduit l’idée recherchée.

QUESTION 44

Réponse A

Une pyramide des nombres peut être inversée si un seul grand arbre héberge de nombreux consommateurs ; une pyramide de biomasse peut être inversée avec des producteurs à renouvellement très rapide (phytoplancton). Une pyramide d’énergie reste droite.

QUESTION 45

Réponse D

Le phytoplancton présente une faible biomasse instantanée mais une production et un renouvellement rapides. Plusieurs générations de phytoplancton soutiennent une génération de zooplancton, ce qui inverse la biomasse sans inverser le flux énergétique.

08

GÉOLOGIE ET STRATIGRAPHIE

QUESTION 46

Réponse A

Un fossile stratigraphique permet de dater et de corréler des couches grâce à une répartition géographique étendue et une durée d’existence relativement brève. Un fossile de faciès renseigne plutôt sur les conditions du milieu de dépôt. La proposition A est la combinaison correspondant aux fossiles représentés.

QUESTION 47

Réponse A

La figure montre une migration de la ligne de rivage vers le large, avec progradation des faciès côtiers : c’est une régression marine, par retrait relatif de la mer ou comblement du bassin.

QUESTION 48

Réponse A

Dans une succession régressive simplifiée, les dépôts deviennent plus proximaux et plus grossiers vers le sommet : calcaire à la base, puis argile, puis grès. Cette séquence correspond à un shallowing-upward.

QUESTION 49

Réponse C

La datation radiométrique exploite la décroissance d’isotopes radioactifs et leurs produits fils pour estimer un âge numérique. Superposition et corrélation donnent surtout des âges relatifs.

QUESTION 50

Réponse E

Les fentes de dessiccation se forment surtout dans des sédiments fins argileux ou vaseux lorsque l’eau s’évapore et que le volume se contracte. Aucun des matériaux proposés (sable grossier, graviers, galets, travertin) n’est adéquat.

QUESTION 51

Réponse A

La chronologie géologique se construit à partir des principes de superposition, de recoupement et de discordance : une couche est en principe plus récente que celle qu’elle recouvre, alors qu’une faille ou une intrusion est postérieure aux terrains qu’elle recoupe. L’ordre des événements figurant dans la proposition A respecte ces relations sur la coupe.

QUESTION 52

Réponse D

Le granite recoupe les terrains paléozoïques et forme une auréole métamorphique à leur contact, ce qui le rend postérieur. Les terrains mésozoïques/cénozoïques le recouvrent : le granite est postpaléozoïque et antémésozoïque.

QUESTION 53

Réponse A

L’épaisseur de l’auréole métamorphique de contact se mesure depuis le bord du granite jusqu’à la limite externe du métamorphisme, perpendiculairement au contact. On convertit ensuite la distance mesurée grâce à l’échelle figurée sur la carte. La valeur correspondant à cette mesure est donnée par la proposition A.

QUESTION 54

Réponse C

I correspond à une subduction (convergence) ; II et III à des dorsales (divergence) ; IV à une collision continentale ; V à une zone de subduction (convergence).

QUESTION 55

Réponse C

Le comptage des plaques tectoniques avant la collision doit tenir compte des frontières actives à l’époque considérée : dorsales de divergence, subductions et domaines continentaux convergents. Une collision peut faire disparaître un ancien domaine océanique ; le nombre initial ne se déduit donc pas mécaniquement du seul nombre de blocs observés aujourd’hui. La proposition C est retenue.

09

GÉOPHYSIQUE ET ANATEXIE

QUESTION 56

Réponse B

Dans la LVZ de l’asthénosphère, la vitesse des ondes P et surtout S diminue relativement aux niveaux adjacents, du fait des propriétés thermo-mécaniques du manteau supérieur.

QUESTION 57

Réponse C

Les graphiques placent la zone de faible vitesse dans le manteau supérieur, approximativement entre 100 et 200 km. Les limites peuvent varier selon les régions.

QUESTION 58

Réponse C

Le Moho est plus profond sur le graphique A (croûte continentale plus épaisse) que sur B (croûte océanique plus mince). L’ordre est donc A continentale, B océanique.

QUESTION 59

Réponse B

La décompression adiabatique correspond à une diminution de pression à température presque constante : le trajet A → A’ est vertical vers les pressions plus faibles sur le diagramme. Un franchissement du solidus doit néanmoins être évalué selon la composition et l’hydratation.

QUESTION 60

Réponse C

Un échauffement isobare augmente la température à pression quasi constante : c’est le trajet horizontal B → B’. L’anatexie commence lorsqu’il traverse le solidus approprié.

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